Un dernier pour la route. On the road again.

Un dernier pour la route. On the road again.
J'ai peut être peur de vieillir en fin de compte, alors je fais comme les ados.

Je cherche à m'affirmer avec cette crainte récurrente d'en faire trop, d'être gonflée, de passer pour mieux que je ne suis. Sous-estime maladive. Je suis pas mauvaise après tout. Je peux me permettre de me sentir bien, je m'aime pas, mais j'en fais pas un drame, j'suis pas trop mal parfois. Alors faut faire avec. J'arrive à construire quelque chose de bien aussi avec moi-même, c'est pas mieux que le jeu des Sims, moins rapide, moins de choix, moins de réversibilité, mais beaucoup plus de réalisme. Ne pas s'embarquer dans des délires à conséquences, choisir avec recul, faire ce que je désire, pas ce qu'aurait vu les autres de moi. Si c'est le brouillard, on attends, on prendrai trop de risques.

Les Kinders, c'est bon pour l'humeur. Surtout le sapin-calendrier de l'avent qu'il m'a offert. C'est ma balance et mon foie qui vont aimé.

Ya les cours aussi qui sont bons pour le moral. Mon professeur de Psychologie Clinique me fait toujours rire. Les filles et moi, nous sommes ses groupies. Hystérie, phallus, désir, Oedipe, rêves, psychopathologie,... Lui, sa façon de formuler avec lenteur ses phrases riches de sous-entendus et de mots. Des mots, des mots, des mots.

Moi je manque de mots, j'arrive plus à parler, à formuler mes idées, à me faire comprendre, à me faire entendre, à faire des mots. Je ne suis pas issue de bourgeoisie, je n'ai été dans des écoles réputées mais je vais pas refuser d'évoluer à ma guise. Je veux apprendre ça. Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Je me vois bien dans une haute maison, comme on en voit dans les rues de Nantes, pas trop spacieuse, une plante grimpante le long de la façade, plein de fenêtres partout, un style un peu ancien. Ou alors,... si je suis penchée modernité, j'irai m'en faire une style américain, ou quelque chose de lumineux. En tout cas, j'aime à penser que dans quelque années, je commencerais à travailler avec un bon diplôme. D'ailleurs, j'ai pas envie de m'ennuyer. J'ai envie d'avoir des choses hors du commun dans mon boulot plus tard. Je serais servie.

J'ai du boulot en ce moment, j'ose pas imaginer quand je vais commencer mon job. Je sens le rythme qui prend, long à venir. Je voulais me remettre au ski en Février, c'est rapé, je travaille, et la Fac me gratte une semaine de vac. J'étais bien dans la poudreuse, risquant de tomber dangereusement à tout moment, j'allais vite, fini la lenteur hors des pistes, et je savais faire quelque chose de mes 2 jambes.

Plus tard
, je m'achèterai bien un quad, pour en faire en forêt ou sur la plage, comme en Tunisie. J'avais appris aussi à faire du Jet-ski, plus angoissant pour moi, mais les émotions y étaient. J'aime pas l'océan, il me fait peur. J'ai peur de ce qui se trouverait sous moi, sous l'eau, là où je ne veux pas plonger la tête. Merde, ça mérite une psychanalyse tout ça. De toute façon, plus tard, pour être ce que je veux, il faut que je sois suivie par un psychiatre. Ce sont les livres qui me l'ont dit.

A la Fac, y a un mec bizarre dans mon groupe. Il semble ami avec plein de monde, mais personne ne semble prêter attention à lui. Il se conduit pourtant comme quelqu'un d'important et de connu, genre: "Tiens, comment vas tu l'ami?!" Il m'énerve, car il parle trop. Ornella, Ophélie et moi, on l'appele Monsieur Blabla. Il fait un peu fils à Papa, il fait un peu jeunot aussi. (NDRL: j'oublie parfois que j'ai pas son âge.) Il m'énerve mais au fond il me fait quand même pitié (ça c'est quand il parle pas).

Yen a une autre qui me sort par les trous de nez. En TD de Clinique, elle a fait un exposé sur "Etude sur l'hystérie", elle m'a fait peur... Vous aussi, vous auriez peur. Elle agresse les gens dans sa façon de parler: brusque, masculine et rapide. Je suis pas sure que ce soit une fille d'ailleurs. Cheveux gras, physique pas très gaté, "épilation" inconnue au bataillon,... Je ne fais pas de commentaires sur sa tenue vestimentaire, si elle changeait sa tête, on aurait pas de remarques à faire non plus sur ses fringues. Elle m'énerve aussi, sans blague... Et elle, c'est souvent.

Le truc pas cool pour moi, d'avoir ces 2 énergumènes dans mon groupe, c'est qu'ils veulent faire la même chose que moi, du moins le même projet professionnel potentiellement éphémère. Non, je ne ferai pas le dossier avec eux. Catégorique!

Ca commence à avoir une tête cet article. Et une queue aussi (;-]) Mais c'est pour en finir... Au départ, j'allais vous dire mes pensées morbides que j'ai eu à des moments, et puis, j'ai eu un sourire et un bisou, mon chat est venu sur mes genoux pour m'en faire aussi, et je me suis retrouvé du courage, beaucoup de courage. La journée que j'avais passé m'a aussi rendue fière, c'est un bon sentiment quand on le ressent peu souvent. Moi c'était rare. En tout cas, c'est pas un sentiment que je ressens beaucoup. J'ai toujours eu le souci de ne pas paraitre pour une prétentieuse, pour une péteuse. Sous-estime maladive, infériorisation. Aujourd'hui ça peut me nuire. Alors je crois que je dois pas me sentir coupable d'être fière, si ça me construit, je continuerai à l'accepter, si on me l'interdit, ça me détruirait, me conduirait à un échec sur ce que j'ai entrepris. Je suis modeste, je n'abuse jamais de ce sentiment.

Je rejoins le rang de ceux de mon âge, cours, amis, job, projet professionnel, fac, etc...
Comme dirait Ophé'
Merci mon petit.


J'vous autorise à me faire des commentaires. Gentille hein?


Fuel my fire - The Prodigy

# Posté le mardi 25 novembre 2008 19:14

Modifié le mardi 25 novembre 2008 19:30